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    December 28

    Quel intérêt à la limitation du nombre de mandats ?

    (article publié sur AgoraVox)

    L'objectif avoué de toute limitation du nombre de mandats électoraux est d'éviter une dérive oligarchique du pouvoir. En limitant le nombre de mandats électoraux, on assure (en théorie) un renouvellement des personnes (et donc en théorie des idées).

    Mais, en dehors de toute analyse lapidaire, quelles seraient les conséquences de l'adoption de cette proposition de monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, président de la République Française ?


    Des avantages indéniables

    Dès lors qu'on limite le nombre de mandats présidentiels, on évite la tentation courante en politique qui consiste à s'accrocher à son poste. L'éventuelle re-présentation de Jacques Chirac n'a été évitée que par la main-mise de l'actuel président sur le parti majoritaire, l'UMP, et sur sa popularité croissante dans la population française, gagnée grâce à un sens de la communication exceptionnel.
    La limitation du nombre de mandats devrait alors éviter des dérives clientélistes et des mesures à application différée (exemples : réforme Balladur des retraites, suppression de l'exonération de redevance pour les retraités...).

    La limitation du nombre de mandats présidentiels pourrait aussi assurer une certaine émulation au sein d'un même courant politique. En effet, même lorsqu'une personnalité se dégage par sa popularité écrasante, cela n'empêcherait pas d'autres personnes de continuer à travailler sur des projets politiques différents, en conservant un espoir réel de voir leurs idées écoutées (en pariant sur l'avenir, et sur le renouvellement présidentiel).
    La limitation du nombre de mandats devrait alors permettre l'émergence de pensées originales, et d'éviter la domination écrasante d'une pensée majoritaire.

    Limiter le nombre de mandats présidentiels pourrait aussi permettre de recentrer les débats électoraux sur les programmes et plus sur les personnes. On a vu les "TSS" ("Tout Sauf Sarkosy" et "Tout Sauf Ségolène") focaliser leur rejet de "l'autre camp" sur les personnes, en critiquant leur vie privée et non leurs actes politiques. Empêcher la capitalisation médiatique issue de la multiplication des mandats permettrait de voter non plus pour un candidat "qui a une bonne bouille", ou pour un candidat servant d'alternative à un repoussoir, mais bien sur un candidat porteur d'un projet cohérent. A ce titre, d'ailleurs, plusieurs critiques existent sur le fait que limiter le nombre de mandats reviendrait à priver les électeurs du droit à réélire la même personne aussi souvent qu'ils le veulent. L'argument principal étant "s'il fait un bon travail, on le garde". Mais, à mon avis, nul n'est si indispensable, si exceptionnel qu'aucun autre représentant de son courant de pensée politque ne pourrait le remplacer sur la base d'un programme similaire (par exemple, c'est bien un président issu de l'UMP qui a succédé à Jacques Chirac, qui n'était donc pas irremplaçable, ou de manière plus ancienne, Pompidou qui a succcédé à De Gaulle).
    La limitation du nombre de mandats devrait alors recentrer la politique sur les programmes, en dissociant la poursuite d'un programme et la réélection de la personne ayant jusqu'ici appliqué ce programme.

    Il est donc évident que cette limitation de nombre de mandats présente des atouts sérieux et réels. Mais faut-il pour autant en conclure que la proposition de limiter à deux mandats successifs est idéale ?

    Une portée insuffisante ?

    La proposition de l'ex-candidat de l'UMP porte sur un nombre de mandats successifs. Rien n'empêche donc un candidat de rester maître de son parti (et c'est bien ce que fait le président de la République Française en ayant refusé l'élection d'un nouveau chef unique à l'UMP), en prévoyant un basculement à l'opposition après la fin du dernier mandat "successif" autorisé, et en tablant sur un retour ultérieur à la présidence (et c'est bien ce que fait Vladimir Pourine en Russie). Cet inconvénient va à l'encontre de l'émergence de personnalités et d'idées nouvelles, et diminue la portée du bridage du clientélisme.

    De plus, la proposition prote sur le nombre de mandats, pas sur le nombre de candidatures. Or, pour éviter les dérives de type "pensée majoritaire", plus que la limitation en nombre de mandats, c'est la limitation en nombre de candidatures qui assurerait un réel renouvellement des idées, et des réponses aux attentes des électeurs, y compris dans les partis "d'opposition". En évitant la multiple présentation d'un candidat (Arlette Laguiller, Jean-Marie Lepen, François Bayrou, Jacques Chirac, François Mitterand...), on favorise encore plus l'émergence d'idées nouvelles, en évitant une "capitalisation médiatique" sur l'image d'une candidate ou d'un candidat, et en permettant éventuellement à un même programme politique d'être amélioré par de nouvelles personnes.

    En outre, la limitation du nombre de mandat à deux successifs présente également un désavantage, certes contestable ou mineur, c'est celui de l'affaiblissement du pouvoir présidentiel en fin de second mandat. En effet, n'ayant plus "l'espoir" d'être réélu (ou le risque de ne pas l'être), le président n'aura plus le pouvoir d'être à l'origine de politiques audacieuses : les parlementaires, sans la "carotte" que constitue un potentiel poste ministériel, seraient alors plus rétifs. Mais s'il s'agit d'un inconvénient, c'est cependant la contrepartie à la limitation d'un clientélisme possible. L'un ne va pas sans l'autre.
    De même, toutes les dérives clientélistes peuvent se retrouver au cours du premier mandat, afin d'assurer une réélection : c'est bien la limitation à deux mandats qui ferait du premier mandat celui de tous les abus clientélistes, et cette limitation ne solutionnerai donc que très imparfaitement cette tendance partagée par tous les politiciens au clientélisme.

    Enfin, cette limitation à deux mandats aura de plus un effet pervers si on se place dans une optique purement carriériste des hommes et des femmes politiques. En effet, lorsqu'un président, en fin de dernier mandat, observe un victoire probable du "camp opposé" politiquement, il sera tenté, en tablant sur les deux mandats à passer dans l'opposition par son parti, d'initier des politiques désastreuses et longues à "réparer".

    La limitation à deux mandats successifs présente donc des inconvénients équivalents en importance aux améliorations qu'elle apporterait.
    Comment donc étendre les points positifs d'une telle proposition sans pour autant aggraver les points négatifs ?

    Extensions possibles de la portée d'une telle réforme
    NB: Ces extensions ne sont pas toutes compatibles entre elles.

    • Comme indiqué plus haut, l'un des inconvénient est que la limitation à deux mandats successifs est le fait qu'il ne change pas grand chose à la situation actuelle si l'ex-président peut se représenter à nouveau en laisssant un intervalle entre deux mandats. La limitation du nombre de mandats tout court (c'est à dire pas le nombre de mandats successifs) permet alors réellement le renouvellement des personnes et des idées.

    • De manière encore plus poussée, plus que la limitation des mandats, c'est la limitaions du nombre de candidature à une élection qui assure le renouvellement, pour l'ensemble des partis, des idées et des personnes, assurant ainsi une représentativité accrue.

    • Pourquoi limiter à deux ? Comme je l'ai indiqué dans la première partie, alors que certains disent que "si un dirigeant plait au peuple qui veut le réélire, limiter le nombre de mandats prive le peuple de cette liberté de le réélire", je pense au contraire qu'aucun individu n'est si exceptionnel, si irremplaçable que personne, même dans son propre courant de pensée, ne serait capable de se faire élire en défendant les mêmes idées, pour peu que ces idées soient partagées par la majorités des électeurs. En fait, c'est bien là la tragédie de la politique française actuelle : l'identification d'une personne et d'un programme...
      Concrètement, il y a deux autres options possibles, à mon avis plus pertinentes que la limitation à deux mandats :
      • La limitation à un mandat unique. En effet, en limitant à un mandat unique, on conserve les avantages lié au principe de limitation du nombre de mandats. De plus, un président n'étant élu que pour un seul mandat n'aura jamais la tentation personnelle du clientélisme. Cepednant, pour conserver les avantages liés à la continuité d'une politique cohérente, revenir sur un septennat pourrait accompagner cette limitation à un mandat (en conservant toutefois la durée de la députation inchangée)
      • Le statu quo (pas de limitation). Puisque la limitation à plusieurs (deux ou trois, ou autre) mandats, successifs ou non, ne permettrai pas forcément d'éviter les désavantages liés au système actuel "non limité", et que des inconvénients nouveaux pourraient apparaître, le statu quo "conservateur" (au sens du "principe de précaution") reste une alternative crédible.

    • Les problèmes soulevés pour l'élection présidentielle sont en fait les mêmes pour tous les types d'élection. L'argument "s'il fait un bon travail, on le garde" est tout aussi peu pertinent dans le cas des autres mandats que dans le cas des mandats présidentiels. De fait, si on veut vraiment changer radicalement le système politique actuel, qui est de facto une oligarchie bureaucratique par cooptation, il faut assurer un renouvellement à tous les niveaux de ceux qui représentent les français. Sans toucher à l'organisation du pouvoir en France, la simple limitation du nombre de mandats pour TOUS les mandats permettrai d'éviter les cumuls de mandats, permettrait le rajeunissment des responsables et des idées, permettrai de diminuer les possibilités de népotisme et de corruption.
      L'idée, donc, de limiter le nombre des mandats présidentiels vad ans le bon sens, mais est insuffisante, et devrait être généralisée.

    Une solution ?

    Il est certes impossible d'envisager une réforme n'ayant que des avantages, mais il me semble que la proposition du président de la République est insuffisante en l'état, et que les avantages certains liés à l'idée même de limitation du nombre de mandats sont en fait annulés par la portée limitée de fait de la proposition telle que formulée.
    La commission Balladur, en ne retenant pas cette limitation du nombre de mandats présidentiels successifs, a fait preuve de bon sens, et a donc avaliser le fait que cette proposition, pour courte qu'elle fût, necessiterait une étude à part entière.

    Il faudrait, pour bénéficier de tous les avantages de cette idée, étudier de manière approfondie, non partisane, non égoïste (i.e. disqualifie les cumulards, et les multiples réélus, souvent les mêmes d'ailleurs), la limitation de tous les mandats, la limitation du nombre de candidature. Une commmission comme celle d'Edouard Balladur sur la réforme des institution serait à même de le faire, mais, serait-ce vraiment l'intérêt des membres (de gauche comme de droite) de l'oligarchie bureaucratique par cooptation au pouvoir en France ?



    December 26

    Le Corbeau et le Chat

    Tout le monde connait, foin de calembredaines(1), l'histoire du corbeau et du renard, contée par Lafontaine(2) qui éleva la fable en art, mais combien connaissent la suite, après que l'infortuné volatile ait recu sa leçon de maitre goupil(3) ? Je vois une main qui se lève la au fond ? Dugenou(4) ? Vous connaissez la suite ? Ha, non, vous voulez allez aux toilettes... Faites, faites, mais ne dérangez pas cette lecon de choses(5). Ainsi donc, après s'être fait dérobé sa spécialité fromagère(6), notre ami au sombre plumage et au ramage terni décida d'emigrer vers des contrées plus hospitalières. C'est ainsi qu'il trouva, en bord de mer, une sympathique masure dont il fit, sans façon ni manière, son lieu de villégiature.

    Le Corbeau et le Chat(6)

    Maître Corbeau, dans un hamac allongé
    Tenait en son bec une sardine grillée
    Maître Matou, par l'odeur de poisson alléché,
    Vint à ses pied pour s'égosiller :
    "O zyva mon poto du Corbeau,
    T'as la classe, t'es sapé comme un Caïd
    Et sans djoquer, si t'es aussi intello
    Qu't'as pas l'air prolo, et qu'tu parais solide
    T'es l'Aragorn d'cette cité en bord de l'eau
    "
    A ces mots, le Corbeau pris un air supérieur,
    Et rehaussant son plumitif postérieur,
    Apostropha, le verbe agressif et hautain,
    Ce matou adacieux et importun :
    "Sachez, monsieur du Félin,
    Que, pas plus tard que ce matin,
    J'ai vu la redif de l'épisode 1(7)
    Qui passait sur TF1.
    De cette fable la lecture,
    M'ayant reméroré un douloureux passé,
    Nul, depuis, ne serait rusé assez,
    Pour m'endormir d'un discours de si piètre facture
    "
    Hélas, avec les durs mots de la raison,
    Il fit également tomber le poisson...
    Le rusé Félin le croqua et dit, polisson :
    "Je suis ami avec l'écrivain,
    Je connaissais déjà le refrain.
    T'as pas lu les petits caractères
    Tu t'es fait avoir mon frère !
    Faut éviter les agents artistiques.
    "
    Le Corbeau, aigri et colérique.
    Promis, avec une emphase admirable
    Qu'il ne postulerait plus pour les fables.




    Les inneffables notes de bas de page :

    (1) : Vous pouvez notez l'élégance de cette phrase, dont je suis très fier car j'ai juste rajouté "foin de calembredaines" après la relecture...
    (2) : Qui a dit "je ne boirais pas de ton eau" ? Bon, toi, tu sors.
    (3) : Maître Goupil est le Renard, bien sur, C'est un élément essentiel de la culture.
    (4) : Il va de soit que l'élève que j'ai appelé ici Dugenou n'est pas l'élève Dugenou, mais juste un prete-nom utilisé pour ne pas attrister les cancres qui lisent parfois mon blog et qui pourraient se reconnaitre dans la description navrante et triviale de ce pathétique potache.
    (5) : Oula, mais je sens des contestataires mesquins ! D'accord, il ne s'agit pas vraiment là d'une leçon de choses. Mais pour tout vous dire, je ne suis pas enseignant non plus, et je raconte juste une histoire. Et ce n'est pas avec vos interruptions à deux roubles nippo-malgaches que ça va aller plus vite ou diminuer le nombre de notes de bas de page.
    (6) : QUOI "LAQUELLE ?" MAIS C'EST PAS BIENTOT FINI OUI CES QUESTIONS ! La nature du type de fromage perdu par le corbeau est à peu près aussi palpitante qu'une soirée de rediffusion "special inspecteur Derrick" un soir ou vous possédez des inviatations en loge à l'Opera Garnier pour aller assister à l'Orpheo de Monteverdi. On va dire que c'est un Saint-Nectaire bien mûr, ce qui explique à coup sur l'arrivée ventre à terre du Renard voulant, quelle ordure, dérober ce dessert.
    (7) : Une petite anecdote sympathique : l'idée originale de ce texte date de ma classe de cinquième, ou j'avais décidé, lors d'une rédaction, de faire un pastiche de Lafontaine. Le texte était drôle, bien que sensiblement différent, mais je n'arrive pas à remettre la main dessus. Ce billet devait être publié en Novembre 2006, mais j'ai tenté, en fouillant dans mes archives personnelles, de retrouver ce texte. Hélas sans succès. Plus d'un an après, profitant d'un long trajet en train, j'ai "repondu" ce texte...
    (8) : Le texte de l'épisode un, pour ceux qui ont loupé la rediffusion :
    Producteur : Luis Fourteen
    Réalisateur : John Fountain
    D'après une histoire de S.Hope & F.Êdre
    Avec (par ordre d'apparition) :
    • Prosper-Amédé Deloin - Le Corbeau
    • Hugues Bouleau d'Orme et Son - L'Arbre
    • Hubert-Louis-Marie de Saint-Nectaire - Le Fromage
    • Jean-Ferdinand Goupil - Le Renard

    Le Corbeau et le Renard

    Maître Corbeau, sur un arbre perché,
    Tenait en son bec un fromage.
    Maître Renard, par l'odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    "Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
    "
    A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
    Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
    "
    Le Corbeau, honteux et confus,
    Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.




    December 19

    De l'intérêt de faire du sport pour attirer les gens...

    Tout le monde connaît quelqu'un qui n'a pas de particularité saillante en dehors d'une plastique personnelle qu'on qualifie généralement par euphémisme "d'avenante"(1). Mais pourtant, ces personnes peuvent avoir une culture(2) quelconque, un sens de l'humour inexistant, une profondeur de réflexion aussi solide que la virginité de Britney Spears(3), et une conversation centrée sur des sujets qui vous parlent autant qu'une huître avariée retrouvée dans le restaurant de Paris Hilton(4), elles seront toujours entourées d'un nombre incroyable de gens uniquement attirés par l'image de ces personne.
    Mais, me direz vous, c'est normal, c'est naturel ! Il s'agit d'un tropisme atavique, et les personnes belles sont en général des personnes en bonne santé physique, et présentant les attributs extérieure montrant leur potentiel de reproduction optimale pour la sauvegarde de l'espèce. A l'état naturel, les animaux ne font pas autrement lorsqu'ils choisissent de s'accoupler avec un représentant du sexe opposé présentant toutes les caractéristiques extérieures d'un patrimoine génétique avantageux.
    Soit; mais de là à faire de la beauté le critère essentiel de la médiatisation des gens, il y a un pas que je ne comprends pas qui a été franchi allègrement dans tous les domaines. Pas une semaine ne passe sans qu'on parle (même dans les médias les plus neutres) de telle ou telle vidéo dévoilant les charmes de telle ou telle personne, des frasques sexuelle de telle ou telle bimbo (inconnue par ailleurs(5)), de tel ou tel playboy, d'une "sex tape" volée à l'insu de son plein gré par une star dont le consentement à l'immortalisation vidéo de ses ébats est patent(6).
    Cependant, le fait est avéré : avoir le physique correspondant aux canons de la beauté est un atout indéniable pour arriver à "progresser socialement"(7), à devenir riche et célèbre en somme.

    Donc, on en arrive à la raison du titre : comment donc présenter les caractéristiques de "beauté" à l'attraction d'une horde de parasites obnubilés par l'emballage et non par le cadeau à l'intérieur ?
    C'est simple : Il faut faire du sport.
    En effet, les silhouette athlétique, chez les hommes, sont les plus prisées (pars les gros bodybuildés, mais bien les personnes raisonnablement musclées, avec un minimum de graisse). De même, chez les femmes, c'est une graisse très localisée qui est admirée (en général) par les hommes. En fait, ce sont les indices de bonen santé physique et de vigueur.
    Qu'est ce qui fait, par exemple, que Laure Manaudou ait été recrutée comme mannequin, et soit devenue l'égérie de Lancel et d'Arena ? Pas son visage, qui n'est pas très joli (enfin, selon mes critères), mais bien le fait qu'elle dégage une image attrayante (si on ne regarde pas les bosses musculaires de trop près(8)) liée à sa bonne forme physique.
    Le fait est que toutes les personnes que je connais - moi y compris - qui étaient célibataires et qui se sont mises au sport au point de transformer, même un petit peu, leur apparence physique, on vu leur vie sociale(9)) augmenter.
    Alors il est clair que, sans pour autant sombrer dans le racolage le plus torride, avoir une attitude aguichante peut aider à accroître le message de "disponibilité", mais est insuffisant si par ailleurs l'apparence n'est pas suffisamment saine.

    Sans sombrer dans les orgies des salles de muscu/fitness/gouroutage sportif(10), il suffit simplement de se mettre à la course à pied, légèrement, de manière régulière, de surveiller un poil plus ses habitudes alimentaires et autres (fumer, ça n'aide pas), de pratiquer un ou deux sports collectifs (ou avec d'autre gens), pour bénéficier, au prix d'un investissement temporel modique (deux à trois heures par semaine) d'améliorations conjointes de la forme physique ressentie et de la forme physique extérieure.

    Ne vous leurrez tout de même pas, vous ne deviendrez ni Brad Pitt, ni Cindy Crawford. Mais les gens vous regarderont plus positivement, vous aurez un sujet de discussion supplémentaire(11)) avec plein de gens et, ce qui est plus important, vous vous sentirez mieux. C'est un conseil gratuit, qui n'engage à rien, juste à sortir ses vieilles baskets du placard de l'entrée, de mettre un short, et d'aller s'aérer s'oxygéner respirer dehors en faisant des petites foulées.
    Tiens, d'ailleurs, ce soir je le fais.


    Ou bien demain soir(12)...



    Les notes de bas de page sexy :

    (1) => Et quand on n'a pas de vocabulaire, de "bonasse".
    (2) => Je parle bien sur de la culture au sens des connaissances sur un certain nombre de sujet, pas de la surface céréalière cultivé, ou de l'étendue de leur champ de topinambours.
    (3) => Ha, on me dit qu'en fait, cette comparaison a peu de sens, et que j'aurais du prendre comme exemple Messaline. Mais qui connaît Messaline, de nos jours ? Personne ! La société malfaisante du pipolistique massif fait qu'on connaît l'intimité des stars avec une précision et une mémoire qui font défaut aux faits historiques. Qu'on ne s'étonne pas, donc, qu'on puisse oublier les attentats de Lockerbie, et du DC10 d'UTA, et recevoir comme un "frère humaniste" un soutien fort au terrorisme international. Après tout, l'important c'est de médiatiser, et si on a fait une erreur de communication, un coup de projecteur sur une vie privée qu'il y a peu on défendait bec et ongles permet toujours d'effacer l'ardoise qu'est devenue le cerveau des téléspectateurs formatés par TF1 pour obtenir du temps de cerveau disponible. L'habitude de l'oubli est d'ailleurs tellement bien ancrée que l'ardoise fourni elle même son éponge humide, tellement utile qu'elle en est détrempée. Mais je m'égare, je m'emporte, et je dévie du sujet.
    (4) => Remarquez bien que ce n'est pas l'huître qui parle, même si on parlerait longtemps de la présence d'une huitre avariée dans un restaurant possédé par la riche héritière, en suscitant même plus de débat sur la nature du sexe des anges.
    (5) => C'est dire, j'ai découvert le nom de Lindsay Lohan dans une dépêche AFP, et je ne sais toujours pas qui est réellement cette donzelle, tout ce que je sais, c'est qu'elle est en froid avec la riche héritière Paris Hilton, qu'elle a de l'avis général un joli minois, et qu'elle n'est pas avare de son corps, qu'elle donne dans toutes les positions, et gratuitement, à un grand nombre de "célébrités" (de même accabit) avides sans doute de partager la notoriété, voire de mettre une vidéo de leurs ébats de côté afin de s'assurer une rente pour leur vieux jours(13).
    (6) => Je tiens à faire remarquer que si les gens diffusant ces vidéos sont des goujats, en général les personnes filmées l'ont été de manière parfaitement consentantes. Lorsqu'on a déjà une certaine notoriété, et qu'on désire protéger sa vie privée, il est très facile de s'éviter par avance des désagréments de type "photo trouvée dans les poubelles" ou "sex tape diffusée sur internet" en ne sauvegardant pas ses amusements intimes avec une relation non durable. Mais là, il s'agit d'un autre problème, celui de la notion temporelle de "durabilité" des relations dans un milieu ou le temps moyen d'une relation est de l'ordre du mois, et ou au bout de deux mois, des rumeurs de mariages sont dans l'air - surtout après une excursion à Disneyland bénéficiant la médiatisation bien planifiée et organisée.
    (7) => Même si le corollaire d'une telle "progression sociale" est en général une régression humaine.
    (8) => Ahem, c'est vrai que le look "nageuse est-allemande", dont Laure Manaudou et Amélie Mauresmo sont deux représentantes, certes dans une version atténuée, n'est pas vraiment ma tasse thé. Et quand je parle de thé, croyez-moi, je sais de quoi je parle !
    (9) => Plus précisément leur vie sexuelle, ce qui était en général le point faible de leur vie sociale, la plupart des individus mâles concernés par cette remarque n'ayant eu pour la plupart, avant de faire du sport, que des relations avec des filles dont les noms se finissaient en .jpeg ...
    (10) => Sombrer dans de tels travers(14) peut être préjudiciable à la santé. Ô, sombre, héros de l'amère infortune de la palestre maudite !
    (11) => Voire un sujet de discussion tout court avec les personnes dont l'indigence intellectuelle sombre dans des abîmes encore inexplorés par les poissons rouges, mais dont la plastique attrayante doit en partie au sport, et que vous pourrez donc aborder avec un prétexte tout trouvé, ce qui facilite toujours plus la conclusion positive d'un plan drague machiavélique que le classique "salut, t'es bonne, on baise ?".
    (12) => Procrastination(15), quand tu nous tiens...
    (13) => C'est à dire lorsqu'ils auront plus de trente ans, et plus aucun talent monnayable, leur beauté s'étant fanée avec les abus quotidien de tas de choses plus ou moins bonnes individuellement, mais toutes mauvaises en excès et en mélange.
    (14) => Des travers de port si on est marin, des travers de gros porc si on préfère le porno...
    (15) => La procrastination est l'art de remettre les choses à plus tard. De fait, beaucoup de gens procrastinent sans le savoir.

    December 14

    Le saint du jour

    "A la Sainte Odile, l'Airbus est fragile"(1)

    L'origine de ce dicton se perd dans la nuit des temps(2). Lorsque Sainte Odile, fille du duc Etichon d'Alsace et aveugle de naissance fut canonisée, elle devint la sainte patronne des alsaciens, et est invoquée par les fidèles pour garantir les maladies oculaires(3).
    Comme l'essentiel pour les pilotes de ligne est d'avoir bon pied, bon oeil(4), elle est donc devenu naturellement une sainte invoquée par tous les pilotes dans le brouillard ou ayant envie d'une acuité supérieure afin de mieux voir lorsque les hôtesses(5) se penchent en avant.
    Lorsque l'aviation fut développée, on s'est aperçu que, mystérieusement(6), Sainte Odile était néfaste aux avions. En effet, en soignant trop bien l'acuité visuelle des pilotes pour qu'ils puissent se livrer à leurs penchants(7) oculaires, elle rendait plus complexe la bonne marche(8) des aéronefs.



    Les notes sanctifiées de bas de page :
    (1) => Je fais bien entendu référence à la catastrophe du mont Sainte Odile, ou un Airbus A320 s'est écrasé le 20 janvier 1992.
    (2) => C'est à dire ce matin, lorsque je me suis aperçu qu'on était le jour de la Sainte Odile.
    (3) => Du genre la cécité, pas la paille dans l'oeil du voisin.
    (4) => Chez les alsaciens, on dit "pompier, ponheur", en référence à l'habitude hobbitesque(9) liée à l'herbe de longoulet. Quoi de mieux, en effet, qu'une bonne pipe pour quelqu'un qui manie une lance à incendie ?
    (5) => "Le personnel féminin d'accompagnement du passager" ... et des pilotes. il paraît néanmoins que certains pilotes sont plus attirés par le personnel masculin d'accompagnement, attirement réciproque de plus. il faut dire que certains pilotes sont des femmes, et que certains pilotes hommes préfèrent les hommes. C'est comme ça. Et oui ma pôv' m'dame Michu, tout se perd, le beau pilote scandinave ou "latin' lover" n'est plus ce qu'il était, et on se demande mainteant quand Antonio Banderas...
    (6) => Ou plutôt non, d'ailleurs, pas si mystérieusement que ça. Après tout, quand le pilote pense à scruter l'anatomie des hôtesses, il n'est plus concetré sur le bon manche.
    (7) => "libidineux -euse : Adj. & subst. (Celui, celle) qui a une tendance particulière pour les plaisirs de la chair, qui le manifeste, qui s'adonne à ces plaisirs avec excès; sensuel." Et bien voilà, encore un mot appris... Vous pourrez le lancer à votre voisin de palier malotru, mesdames et mesdemoiselles, et vous pourrez vous en sentir flattés, messieurs, lorsque votre voisine de palier vous en apostrophera.
    (8) => Enfin, le bon vol, parce qu'un avion qui marche, d'une part, ça ne va pas très vite, et d'autre part, ça ne peut donc pas se crasher.
    (9) => Cf. l'inestimable "pharmacopée, tabacologie, massages et médecines parallèles dans la Comté" par messieurs Aristophule Took, Ignace Bolger & Panard Proodfeet, aux éditions Elrond & Vertefeuille (copyright 3156 T.E., tous droits réservés).